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Nous fuyons souvent sans le savoir. Nous mangeons pour calmer une émotion qui déborde, pour étouffer une inquiétude qui remonte, pour remplir un vide que nous ne savons pas nommer.
Nous travaillons trop pour éviter de regarder ce qui va mal dans nos vies, pour ne pas sentir la fatigue qui s’accumule, pour repousser le moment où il faudra admettre que quelque chose en nous réclame un changement.
Nous nous sur-occupons, nous nous distrayons, nous nous noyons dans les obligations pour ne pas entendre ce qui frappe doucement à la porte intérieure.
Ces fuites ne sont pas des fautes. Elles sont des tentatives de protection. Derrière chaque excès — de nourriture, de travail, de performance, de contrôle — se cache une émotion qui cherche un espace sûr : une tristesse que l’on n’a pas osé accueillir, une colère que l’on a appris à taire, une solitude que l’on ne veut pas regarder en face.
Nous croyons fuir le problème, mais nous fuyons surtout la sensation qu’il provoque en nous. Et plus nous courons, plus cette sensation se renforce dans l’ombre.
Pourtant, nos fuites parlent un langage précieux. Elles montrent où ça fait encore mal, où nous manquons de douceur, où nous avons dépassé nos limites. Elles révèlent les endroits où nous avons besoin d’être entendus, soutenus, reconnus.
Revenir vers soi ne demande pas de tout affronter d’un coup : cela commence par remarquer le geste de fuite, puis par créer un minuscule espace entre l’impulsion et l’action. Une respiration, une pause, une main posée sur le cœur, une question simple : « Qu’est‑ce que j’essaie d’éviter ? »
Ce n’est pas la fuite qu’il faut combattre, mais la douleur qu’elle tente de protéger. Et lorsque nous apprenons à écouter cette douleur avec douceur, nos mécanismes de fuite cessent d’être des obstacles : ils deviennent des invitations à revenir à nous‑mêmes.
© Nicole Charest | lapetitedouceur.org
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