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Quand deux monologues sont appelés conversation...
Il y a des jours, vous l'avez sûrement remarqué, où vous parlez, où l'autre parle, et plutôt que
d'entendre ce que l'autre dit, vous ne vous préoccupez que de ce que vous dites. Votre interlocuteur ou votre interlocutrice fait de même. On pourrait s'en offusquer, et pourtant, c'est
tellement humain.
Si, par exemple, vous avez vécu quelques heures de solitude, il est bien légitime que vous ayez la parole un peu pressée. Si vous êtes nerveux parce que vous êtes en compagnie de
quelqu'un que vous connaissez peu, il est aussi très normal que vous agissiez comme cela. Pour l'autre, c'est la même chose.
Aujourd'hui, si vous rencontrez quelqu'un qui parle trop, ou trop vite, ou nerveusement, prenez le temps de l'entendre, de l'écouter, intéressez-vous à cette personne au lieu de parler de
vous-même. Posez-lui des questions, faites-lui comprendre par votre manière d'agir que vous êtes prêt à vous oublier et à sincèrement vous intéresser à lui. Cela fait du
bien.
Paget, Cheryl. Une pensée sereine par jour, le bonheur pour toujours.
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Dix règles pour bien communiquer
La communication est un processus verbal ou non verbal, par lequel nous partageons une information
avec quelqu'un. La manière dont elle est formulée doit être claire.
Parler, tout comme écouter, sont deux aspects de la communication. Il y a plusieurs types de messages qui, au lieu de rendre la communication plus souple, la rendent plus pénible ou
voire, la bloquent. Parmi ces messages, on distingue :
- ce que je veux dire
- ce que je dis en réalité (les mots que j'ai employés)
- ce que toi, tu comprends
- ce que je crois que tu as compris
- ce que tu crois que je crois que tu as compris
Pour ne pas rester sur les « j'ai compris que », « je croyais que », « mais pourtant tu as dit que », et autres malentendus, nous vous proposons quelques
règles de base utilisables en toutes circonstances.
Être
concentré
Porter mon attention sur mon interlocuteur d'une manière active : pour cela, je fais intervenir ma volonté d'écouter et de comprendre, et ne me contente pas seulement d'entendre.
Ne pas interpréter ni deviner
Ne pas croire que j'ai compris ce qu'il dit parce que je l'ai déjà entendu autre part. En effet, il y a toujours l'éventualité que les mots aient une autre signification pour
l'interlocuteur. Interpréter est particulièrement grave quand il s'agit de donner un conseil, car alors, il ne conviendra pas. Avoir un œil neuf et neutre, c'est aussi se mettre de côté,
faire un peu de place à l'autre.
S'efforcer de rester clair
Le message reçu est différent du message émis, parce qu'entre la pensée de notre interlocuteur et la réception de ce qu'il dit, le message aura traversé un grand nombre de filtres
déformants qui dépendent de notre vécu. C'est là la cause principale des malentendus. Soyons clairs, brefs et concis.
Être bienveillant
Si vous pensez qu'une parole peut blesser, trouvez des mots neutres, employez le « je », ne culpabilisez pas, n'accusez pas. « Avant de réprimander quelqu'un, lime-toi les ongles » dit un proverbe
juif ; ne parle que si tu es certain de ne pas blesser.
Techniquement, la bienveillance et la pensée positive ouvrent l'esprit. Elles mettent les autres dans un climat favorable où ils vont se détendre, s'ouvrir, et ainsi mieux exprimer leurs
émotions et mieux raisonner.
Reformuler, même si l'on est certain d'avoir compris
Élément capital, particulièrement dans les discussions « à risque ». La reformulation consiste à répéter ce que j'ai compris de ce que tu as dit et à te faire partager ce que
tes paroles éveillent en moi. Les phrases seront le plus concises et courtes possible afin de ne pas casser le rythme de la discussion. Cette technique doit s'appliquer au fur et à mesure
de l'échange.
Lorsque Charles informe ses parents qu'il ne pourra passer les fêtes de fin d'année avec eux, le père de Charles peut le gratifier d'un : « Quoi, tu ne veux pas passer les fêtes
avec nous ? » ou bien reformuler correctement : « Tu veux dire que tu ne pourras pas être avec nous le 31 décembre ? »
L'écoute active : un cadeau!
La reformulation est une marque de respect et d'intérêt, c'est un baume pour notre interlocuteur qui se sent compris et valorisé. Lorsque nous reformulons et que nous montrons que nous
avons compris, notre interlocuteur se sent en confiance, en sécurité. Grâce à notre empathie, il pourra approfondir ses pensée et libérer ses émotions... se sentir mieux. La libération
des mots donne un champ de vision neuf et permet de prendre du recul pour inventer de nouvelles solutions.
Prêter attention à mes propres émotions
Être en communication avec moi-même, au moment où je t'écoute. Être vigilant dans les sentiments qui s'installent en moi lorsque mon partenaire et moi communiquons.
Est-ce que je sais reconnaître quand une situation me met mal à l'aise, ou lorsque mes propositions dérangent mon interlocuteur ? Sommes-nous tous les deux dans un état émotif neutre
qui nous permet de communiquer correctement ?
Ne pas interrompre
Ne prenez la parole que lorsque l'autre a fini de parler.
Veiller au débit de nos paroles – Sommes-nous en train de harceler ?
N'inondez pas l'autre, laissez-lui un espace de pensée. Respectez sa bulle d'intimité.
Rappeler à l'autre qu'on l'aime
Lorsque la discussion est houleuse et tendue, n'oubliez pas de rappeler (au moins avant de conclure) que vous appréciez la personne. Réaffirmez que vous avez conscience que 2 personnes
ont souvent 2 avis différents : « Je ne suis pas comme toi, mais je reconnais ton droit à
être différent. »
Et s'il s'agit de vos enfants, de votre conjoint ou de vos parents, rappelez que vous les aimez, que vous avez de la chance de les avoir, et combien ils vous sont chers.
Texte trouvé sur le site : Écoute-psy.com
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Écouter...
Écouter ce que dit notre partenaire est moins simple qu'il n'y paraît. Il est plus facile de remettre les
conversations (ou les discussions) à un autre jour, de penser à la réponse qu'on fera, de filtrer les contenus qui pourraient nous remettre en question, d'amasser des informations pour
alimenter nos réponses, de juger prématurément. Plus facile, oui, mais pas plus satisfaisant.
Aujourd'hui est un bon jour pour faire le point sur notre manière d'écouter. Voici quelques manies dont il vaut mieux se libérer…
Lire dans les pensées : l'expression se dit mieux en anglais, « read in mind », mais la pratique existe dans toutes les langues ;
elle consiste à s'imaginer que l'on sait ce que l'autre pense.
Pratiquer son dialogue intérieur : on se fâche à partir de faits imaginaires et on se prépare à répondre.
Juger : on cesse d'écouter, on sait déjà que l'autre est coupable.
Rêvasser : on n'observe pas, on imagine.
Donner son avis prématurément : on n'attend pas que l'autre ait terminé de parler.
Changer de sujet : on n'arrive pas à faire face à ce que l'autre nous dit.
Avoir raison à tout prix : pas de dialogue possible.
Donner raison à tout prix : on craint tellement pour la relation qu'on donne son assentiment quelles que soient l'attitude ou les paroles de
l'autre. On prive ainsi la personne aimée d'expression et soi-même de respect.
Qui paraphrase clarifie. Après avoir entendu les paroles de notre interlocuteur, reprenons : « Ce que j'entends de ce que tu me dis, c'est... »
Paget, Cheryl. Une pensée sereine par jour, le bonheur pour toujours.
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